09 septembre 2005

L'art des pirouettes

Ce type-là va encore s'en tirer par une pirouette dont il a le secret. Ce type-là, je veux dire, George Buisson. Les insultes me brûlent les lèvres, mais ce n'est pas le but de ce blog que d'insulter. Donc, motus.

Pour le reste, je veux dire que Monsieur Buisson va encore trouver moyen de se refaire une virginité politique, ou, tout au moins, de se trouver dans la posture de "C'est pas ma faute, je ne savais rien, je ne peux quand même pas être responsable". Moult commentateurs et observateurs politiques, sans aucun doute plus qualifiés que je ne le suis, mettent en avant la baisse de popularité de Georgie dans les sondages auprès de l'opinion publique américaine. Très bien, tout ça. Mais...

Il faut se procurer cette biographie* (en anglais seulement, à ma connaissance) ovni interdite du sieur Buisson, dont le parcours est jalonné de retournements de situations plus abracadabrants les uns que les autres. Ce type suit le vent tourner et le fait sien. On le croit perdu ? Il retourne sa veste. On le croit enfin piégé, empêtré ? Que nenni. L'homme fait montre d'une capacité hallucinante pour être exonéré de la moindre responsabilité.

Ce n'est pas les ratés de l'après-Katrina qui vont modifier quoi que ce soit. Hélas. Hè, c'est bien connu : c'est pas de sa faute, au Président.

C'est tout pour aujourd'hui.

A+

*"Fortunate Son", de J.H Hatfield, chez Soft Skull Press