C'est pas de sa faute ?
Reprise d'une errance du 28 avril 2005...
Monsieur George Buisson, président de la seule, unique, grandiose, et dernière superpuissance du monde, doit prendre la parole aujourd'hui. Au menu : la réforme de la Sécurité sociale et le coût de l'énergie (du côté de San Diego, le gallon (3,78l pour les Gaulois qui me liront) tourne autour de 2, 50 dollars.
Commençons vaillamment par le premier point : la réforme de la Sécurité sociale (Rrron, pschitt, rrron, pschitt)... Je ne suis pas certaine d'avoir tout compris, mais il semblerait que voilà la situation : dans moins de quarante ans, le fonds fédéral qui donne des sous à toutes celles et ceux qui partent à la retraite ne sera plus en mesure de distribuer le moindre penny à qui que ce soit. La faute à la démographie, c'est mathématique. Pour simplifier, il y aura plus de vieux (à la retraite) que de jeunes (actifs qui cotisent et payent la retraite des vieux) et donc, pas assez d'argent.
Rappelons que la Sécurité sociale avait, jusqu'en 2001, je crois, un surplus de plusieurs milliards de dollars (désolée de ne pas donner de chiffres plus précis, je n'ai pas vérifié, par manque de temps et un peu de paresse). Pffuit ! Envolé, le surplus : fallait bien financer la guerre en Irak, les baisses d'impôts qui profitent essentiellement aux ménages aisés, etc.
Bref, j'en arrive enfin à ce que je voulais dire. Comme les prédictions de Cassandre des Républicains le clament : il va falloir que chaque citoyen américain ait la possibilité de préparer sa retraite lui-même, tout seul comme un grand, en mettant de l'argent de côté tous les mois... et le jouer en Bourse. Sinon, plus de retraite. Le système va exploser. Ils sont forts, les politiques, pour nous faire gober n'importe quoi, surtout les solutions les plus abracadabrantes. (Si un jour je me lance en politique, je n'oublierai pas que la clé du succès, c'est de faire peur aux gens, de les maintenir dans cette peur et d'en jouer, quitte à déformer tout et n'importe quoi pour faire passer la pilule. La paranoïa, y'a que que ça de vrai.)
Je pose la question : le mec qui trime 60 heures par semaine pour un salaire horaire de misère, qui a à peine de quoi vivre, comment il va faire, le bougre, pour mettre le moindre kopeck de côté ? Je doute de plus qu'il ait la moindre connaissance des mécanismes boursiers. Et s'il y a un krach boursier ? Il perd toute son épargne, le mec et il dit merci qui ?
Zappons sur le second point. L'essence.
Monsieur George Bush a déjà annoncé la couleur : c'est pas de sa faute si le prix de l'essence grimpe au plafond. Il ne peut rien y faire. D'ailleurs, s'il pouvait faire quelque chose, bin, il le ferait. Ah. C'est sûr, la guerre en Irak, c'est pas de sa faute (non non, je ne reviendrai pas la-dessus). L'essence grimpe, grimpe, grimpe et qu'est-ce que tonton Buisson dit ? Il faut construire plus d'usines nucléaires, aller faire de gros trous en Alaska, dans des réserves naturelles, pour y forer des puits de pétrole bien crados... si, c'est absolument indispensable pour réduire notre facture pétrolière et notre dépendance énergétique.
Je veux bien, mais... Pourquoi fiston Buisson n'a-t-il pas soutenu un projet de loi qui aurait contraint les constructeurs automobiles à construire des voitures 1/moins polluantes 2/qui consomment nettement moins 3/qui utilisent d'autres moyens que l'essence pour rouler ?
Ce ne sont plus des couleuvres qu'il veut faire avaler au peuple américain, mais des pythons. Et il semblerait que plus les pythons sont gros, mieux ils sont gobés. Vous avez dit inquiétant ?
A+

0 Comments:
Enregistrer un commentaire
<< Home